Abracadabra, le sort magique

Abracadabra est un sort magique composé d’un seul mot, populaire à l’époque médiévale, il servait à se débarrasser de la maladie, du malheur ou des démons.

Le mot peut être écrit sur une amulette ou sur du papier dans un triangle inversé magique, dans lequel une lettre du mot est déposée dans chaque ligne suivante jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien.

L’origine du mot est inconnue. Pour certains, il a été inventé vers 208 par Quintus Serenus Sammonicus, médecin de l’empereur romain Sévère, comme remède contre la fièvre. D’autres soutiennent que Sammonicus a simplement emprunté une formule beaucoup plus ancienne.

Abracadabra possède plusieurs étymologies d’origines orientales ou moyen-orientales attestées. Le terme peut venir d’une transformation de l’araméen «adhadda kedhabhra» qui veut dire «que la chose soit détruite», ou «évra kedebra» (cela rappelle « Avada Kedavra« , Le sort de la Mort dans Harry Potter) qui veut dire «je créerai d’après mes paroles».

Il pourrait aussi provenir de l’hébreu «Ha brakha dabra» (« הברכה דברה »), qui signifie «la bénédiction a parlé», ou «Abreg ad Hâbra», «envoie ta foudre jusqu’à la mort».

Autre étymologie, issue du Robert historique de la langue française, la formule serait empruntée au grec. Elle proviendrait du nom d’Abraxas, dieu suprême des Gnostiques basilidiens, dont on inscrivait le nom sur des pierres gravées qui servaient d’amulettes. Abraxas apparaît sur des charmes contre le mauvais œil datant du IIème siècle.

D’après E. Katz, ces mots grecs sont en boustrophédon, c’est-à-dire une écriture dont le sens de lecture change alternativement d’une ligne sur l’autre, allant de droite à gauche puis de gauche à droite.

De formule hébraïque arba (quatre), dâk (du verbe «casser») arba, c’est-à-dire «le quatre (cryptogramme pour le Tout-Puissant ainsi qu’important symbole pythagoricien) anéantit les quatre (éléments)», selon la fiche Wikipédia.

Une autre possibilité est qu’il s’agit du nom d’un démon oublié depuis longtemps. Mais Increase Mather (1639 – 1723), ancien ministre du culte puritain, auteur et pédagogue américain, a rejeté cette possibilité le considérant comme un « mot hobgoblin » sans pouvoir.

Mais Aleister Crowley, écrivain, poète, occultiste, tarologue et astrologue britannique, a dit que c’était un mot magique d’une grande puissance et que sa vraie forme était Abrahadabra.

« La perversité est supposée disparaître comme le fait le mot. La technique des mots décroissants est utilisée dans de nombreux autres sorts aux mêmes fins », d’après l’Encyclopédie des Sorcières, de la Sorcellerie et de la Wicca, d’Ellen Guiley Rosemary.

À l’époque médiévale, la croyance voulait qu’abracadabra éloigne la peste. Le triangle était écrit sur un morceau de papier, qui était noué autour du cou d’une personne avec du lin et porté pendant neuf jours, puis jeté en arrière par-dessus l’épaule dans un ruisseau d’eau allant vers l’est.

Dans le Dictionnaire infernal de Collin de Plancy, Abacadabra signifie qu' »avec ce mot d’enchantement, qui est très-célèbre, on faisait, surtout en Perse et en Syrie, une figure magique à laquelle on attribuait le don de charmer diverses maladies et de guérir particulièrement la fièvre. Il ne fallait que porter autour du cou cette sorte de philactère, écrit dans la disposition triangulaire que voici :
ABRACADABRA
ABRACADABR
ABRACADAB
ABRACADA
ABRACAD
ABRACA
ABRAC
ABRA
ABR
AB
A »

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