La bit-lit, entre fantasy urbaine et chick-lit

La bit-lit est un sous-genre de la littérature fantasy, romance fantastique. Il s’agit d’un mélange de fantasy urbaine et de chick-lit («littérature de poulettes»), mettant en scène une héroïne confrontée au surnaturel ainsi qu’aux tracas de la vie quotidienne.

Logo du label Milady

Egalement sous-genre littéraire de la Fantasy urbaine, la bit-lit est apparue dans les années 2000, dont la dénomination lexicale est une invention française de l’éditeur Bragelonne, qui a déposé la marque, et l’a popularisée via son label Milady.

Le terme «bit» est le prétérit de «bite», signifiant «mordre» en anglais désignant également les créatures magiques telles que les vampires, loups-garous, …. Le mot «lit» est une contraction du terme «littérature». Littéralement, bit-lit signifie «littérature mordante». Cette appellation fait aussi référence à un autre genre littéraire : la «chick-lit», littéralement, «littérature pour poulettes» (filles).

Très souvent l’héroïne est un personnage fantastique : sorcière, fée, nécromancien, lycantrope, vampire, télépathe, … Ces romans mélangent souvent d’autres sous-genre de la littérature, comme le roman policier, la romance paranormale, la science fiction.

Le label Milady explique que «ces romans ont pour cadre le monde contemporain… à quelques différences près : les créatures magiques sont réelles, la magie existe et elle est effective. Les loups-garous, les vampires, les démons, les fées, les sorcières, bref, toutes ces créatures se côtoient, au milieu de nous, humains».

Pour Milady, la bit-lit correspond à des «romans mettant en scène des héroïnes combattant des monstres avec en plus des préoccupations qui relèvent de la vie quotidienne. Et c’est d’ailleurs la thématique de la série Buffy contre les vampires, par exemple. Les romans Buffy c’est de la bit-lit : une héroïne forte qui combat les vampires et autres démons, mais dont les préoccupations principales sont le bal de promo, les mecs, la fac, grandir, devenir adulte, etc. Pareil pour les ouvrages de Stephenie Meyer (Twilight) : de la bit-lit !»

«Mais comme pour ces deux référents majeurs, la bit-lit s’adresse autant aux hommes qu’aux femmes. Et c’est ce qui fait leur succès. C’est un genre en pleine expansion», indique le créateur du label Milady. La romance est très  souvent présente dans la bit-lit mais elle n’est pas systématique. L’érotisme y figure également parfois (souvent, ndb).

De son coté, Laurell K. Hamilton a indiqué à Elbakin.net que «la ‘Bit-Lit’ a juste besoin d’un personnage surnaturel (vampire, loup-garou, un auteur a même écrit sur des gargouilles), le personnage principal doit être féminin avec du cran. Pour moi, Anita est un tueur de vampires et une US Marshal. Elle chasse les vampires, mais elle sort également avec eux, ce qui crée un conflit d’intérêt. Mais la définition semble suffisamment large pour être tendance, moderne, avec des éléments surnaturels et souvent un aspect romance très présent. Mes livres mettent aussi en avant un contexte ouvertement sexuel mais ce n’est pas le cas pour tous. Le personnage principal est généralement humain ou perçu comme plus faible que les monstres. Je crois que c’est tout !»

Attention, la bit-lit n’est pas de la romance paranormale : la bit-lit est parfois confondue avec la romance paranormale et est classée en littérature jeunesse, Young Adulte.  Ces confusions s’expliquent par le succès de Twilight auprès d’un public très jeune et féminin.

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