Exécution de masse dans le lieu patibulaire

Le journal « La Voix du Nord » revient sur  la période entre 1575 et 1576, dans un article intitulé « Le lieu patibulaire ne désemplit pas !« .

On y apprend qu’à la fin du XVIème siècle le nombre de dénonciation pour sorcellerie s’est décuplé  dans la région. Hommes et Femmes étaient généralement  soumis à la Haute-justice, mais parfois, ils étaient victimes d’une justice populaire expéditive.

Dans tous les cas, la sentence était la même : le bûcher dans un lieu patibulaire. Il s’agit d’un site d’exécution, situé sur un point haut de la commune, et proche d’un grand chemin afin d’être bien exposé à la vue de tous.

En 1575, à Courcelles, commune francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Hainaut, Adrienne Bassecourt a été dénoncée par ses voisins pour faits de sorcellerie. Arrêtée, la jeune femme sera confrontée à plusieurs témoins et finira par reconnaître sa condition de sorcière. Elle sera condamnée au bûcher, son corps calciné aurait été longuement exposé sur le lieu patibulaire.

À Dourges, en France, Gillette Wiarde, veuve d’Albin Pollart, est suspectée d’avoir usé de sortilèges pour menacer plusieurs personnes avec lesquelles elle était en conflit. Niant les accusations, elle sera soumise à la « question extraordinaire » par Jehan Le Fer, maître des hautes œuvres à Arras, du curé de Dourges, Jacques Monille, et d’autres représentants de l’église et des autorités. Elle finira par avouer, certainement sous la torture, pour être ensuite condamnée au bûcher.

Dans la même commune, Colette Leclercq subira le même sort après 130 jours d’emprisonnement. Elle a été condamnée « à faire réparation sur un échafaud, une flamme ardente à la main, et à être bannie du bailliage de Lens pendant cinq ans…  »

En 1576, à Courrières, Denise Péronne, veuve de Piat Fache, est condamnée suite aux plaintes de ses voisins. Sept ans plus tard, Jean Trachet, après avoir été mis « à la question du collet et de l’extension (un supplice d’ingestion d’eau) », il sera simplement bannit.

Enfin, l’année suivante, Marie Chanteraine a été suspectée d’avoir ensorcelé la femme de Pierre Dufour et fait mourir deux de ses enfants aura. Malgré le témoignage de son mari, et après un long procès où pas moins de dix témoins furent entendus, elle est brûlée.

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