Les sorcières, « Présumées coupables » (exposition)

« Éminemment fantasmée, la première figure de  la  femme  réputée  sorcière  occupe  plus  de la moitié du parcours » de l’exposition « Présumées coupables, 14e-20e siècles », qui a lieu aux Archives nationales, jusqu’au 27 mars.

Elle présente les grands procès faits aux femmes, dont ceux contre des femmes, jugées pour sorcellerie. « Ce n’est qu’à la fin du Moyen Âge que cette figure (de sorcière, ndb) se construit, avec  tous  ses  symboles  et  ses  représentations  devenues  célèbres  :  les  inquisiteurs la  soupçonnent  de  chevaucher  un  balai  et de danser lors du sabbat avec le diable« .

« Les démonologues de la Renaissance prennent leur  relais  et  ce  sont  sur  ces  sujets  que  des dizaines  de  milliers  de  femmes  sont  interrogées   et,   pour   beaucoup   d’entre   elles,  condamnées au bûcher entre 1580 et 1630« , note le communiqué de l’institution, située Hôtel de Soubise à Paris.

Au début du XVIIe siècle, le magistrat Henry Boguet est convaincu que le diable est le mal absolu et la sorcellerie est une affaire de femmes.

«Linda Maestra», la jeune et la vieille sorcière, gravure tirée de la série d'estampes «Los caprichos», estampe de Goya (1799). Eau-forte et aquatinte brunie et pointe sèche. Bibliothèque nationale de France.
«Linda Maestra», la jeune et la vieille sorcière, gravure tirée de la série d’estampes «Los caprichos», estampe de Goya (1799). Eau-forte et aquatinte brunie et pointe sèche. Bibliothèque nationale de France.

« Satan les connaît toutes, parce qu’il sait que les femmes aiment le plaisir de la chair », déclare-t-il en Franche-Comté, où il a jugé des centaines d’affaires lors de la « Chasse aux sorcières ».

Près 100 000 procès pour crimes de sorcellerie ont eu lieu en Europe, parmi lesquels, 7 femmes sur 10 ont été condamnées à la torture et à la mort.

Les femmes accusées doivent décrire en détail leur copulation avec le démon : il eut compagnie avec elle sur une couchette, près de son poêle ; et elle reconnut que sa nature était fort petite et froide et elle ne sentit point qu’il fit aucune éjection de semence », répond Adrienne d’Heur, de Montbéliard, âgée de 60 ans, en 1646.

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