Sorcellerie et délivrance dans les pentecôtismes africains

Sandra Fancello explique dans « Sorcellerie et délivrance dans les pentecôtismes africains » que « comme le soulignait Evans-Pritchard (1972), chez les Azandé, et plus globalement en Afrique, la sorcellerie fait partie de l’ordinaire et n’a rien de mystérieux ».

Extrait :

Quels que soient les milieux, le discours sur la sorcellerie s’impose comme une réalité quotidienne de la vie sociale et des rapports humains, y compris dans le milieu urbain des sociétés africaines contemporaines, souvent en étroite relation avec ‘le village’, considéré comme le foyer de la sorcellerie.

Si le champ de l’imaginaire sorcellaire s’amplifie en milieu urbain, la famille et les proches demeurent traditionnellement considérés comme la source principale du pouvoir sorcier.

La perception de la sorcellerie comme composante de la modernité urbaine africaine accompagne l’explosion des pentecôtismes indigènes.

La contribution active du pentecôtisme au phénomène de la sorcellerie, par la diabolisation des esprits païens, ancêtres et génies protecteurs, entretient un vaste marché de la guérison, manne des guérisseurs traditionnels ainsi que des églises indépendantes, prophétiques et pentecôtistes.

La délivrance se présente alors comme une libération de la souffrance et du mal qui passe par l’exorcisme, l’éradication.

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