Nicolas Rémy, des centaines d’âmes condamnées par ses jugements

Né entre 1925 et 1930, il est l’un des principaux acteurs de la répression de la Sorcellerie en Lorraine. Mort en avril 1612, il est un avocat, procureur général, historien, diplomate et auteur lorrain de la fin du XVIème siècle.

Son père, Gérard Remy, est prévôt (fonctionnaire pouvant occuper plusieurs rôle) de la ville de Charmes et sa mère, Claudon Thommassin, est issue d’une famille au service de la prévôté de Charmes.

D’après la Bibliothèque Renaissance à Nancy, il est successivement lieutenant général du bailliage de Mirecourt en 1570, secrétaire du Duc Charles III en 1575, membre du tribunal des échevins de Nancy de 1576 à 1591, membre du Conseil privé du duc en 1589, et procureur général près la Chambre des comptes de Lorraine de 1591 à 1606.

Sa devise était « tout ce qui anormal relève du Diable ». D’ailleurs la légende dit que le Diable avait senti le danger venant de sa part, raison pour laquelle, il lui jeta des pierres pour l’empêcher de travailler, lorsque celui-ci était étudiant en droit.

Démonolâtrie de Nicolas Rémy
Démonolâtrie de Nicolas Rémy

Il a écrit un ouvrage sur les démons, sorciers et sorcières, appelé la Démonolâtrie en 1582. Édité à 11 reprises, il est durant plusieurs années une référence de la jurisprudence dans les parlements et bailliages de France.

Nicolas Rémy écrit dans son ouvrage qu’il a condamné au bûcher, durant le temps de sa pratique de procureur général (seize années), plus de 200 sorciers et sorcières. Il apparait que 800 autres hommes et femmes auraient survécu aux tortures ou réussi à fuir.

Les enfants n’échappent pas à ses sentences, car ils sont pour Nicolas Rémy, aussi dangereux que leurs parents. Sans indulgence, il rétorquait que « la sévérité salutaire doit l’emporter sur la vaine clémence ».

Lieutenant général du bailliage de Mirecourt, il est envoyé en 1573 à Plombières (aujourd’hui Plombières-les-Bains) pour mettre fin aux désordres et punir une évasion du château-prison de la prévôté d’Arches.

Le procès qu’il fait à Blaison Barisel, lieutenant du prévôt, et à plusieurs autres fauteurs de troubles, est l’occasion pour lui de mettre en évidence ses capacités judiciaires et son sens politique. D’une banale affaire, il en fait le procès de la fonction publique. En janvier 1574, il condamne Barisel à une peine spécifique à de la haute trahison envers le Duc : l' »écartèlement« .

Il chasse principalement la « magie maudite, le vénéfice, c’est-à-dire l’empoisonnement criminel, et les démons qui agissent dans la haine de la pureté et de la religion« , note la Bibliothèque Renaissance à Nancy.

Nicolas Rémy « s’attache essentiellement à montrer comment s’y prennent les démons pour séduire hommes et femmes, les conservant sous leur emprise, littéralement esclaves », ajoute l’institution.

A lire également : Nicolas Rémy et la Sorcellerie en Lorraine à la fin du XVIème siècle  Partie 1  et Partie 2

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